Un drame sanitaire s’est produit dans le quartier Missira, à Kankan, où une intervention chirurgicale pratiquée dans un cabinet de soins privé s’est soldée par la mort d’une patiente. Mariame Condé, âgée de 35 ans, a succombé à la suite d’une opération réalisée dans un cabinet privé dénommé Oumar Sangaré. Le responsable dudit établissement serait actuellement introuvable.
Alertées après l’admission de la victime à l’hôpital régional, les autorités sanitaires ont immédiatement engagé des démarches pour faire la lumière sur cette affaire.
Le Directeur préfectoral de la Santé de Kankan, Fafodé Condé, est revenu sur les circonstances dans lesquelles son service a été informé du drame :
« J’ai été saisi par le directeur général de l’hôpital régional, qui m’a informé de l’admission d’une femme dans un état critique, suite à une intervention chirurgicale pratiquée dans un cabinet de soins privé. À la suite de cette information, l’inspecteur régional de la Santé m’a instruit de prendre toutes les dispositions nécessaires afin d’élucider les faits », a-t-il expliqué.
Selon M. Condé, une mission conjointe de l’Inspection régionale de la Santé et de la Direction préfectorale de la Santé (DPS) s’est rendue sur les lieux afin de procéder aux premières vérifications.
« À notre arrivée, nous avons malheureusement constaté que le cabinet concerné était fermé. Toutes les tentatives pour joindre le propriétaire sont restées vaines. Les investigations se poursuivent activement et, une fois achevées, un rapport détaillé sera transmis aux autorités compétentes et rendu public », a-t-il ajouté.
Face à la gravité des faits, les autorités sanitaires locales ont ouvert une enquête officielle afin de déterminer les causes exactes du décès, d’évaluer les conditions dans lesquelles l’intervention chirurgicale a été pratiquée et d’établir les responsabilités éventuelles.
Ce drame relance le débat sur la prolifération des cabinets de soins privés non ou insuffisamment contrôlés, ainsi que sur le respect des normes médicales et de sécurité sanitaire dans certaines structures privées.
Nous y reviendrons.
Séverin Lamah pour referenceguinee.com