22 décembre 2008, Lansana Conté meurt à Conakry

Arrivé au pouvoir au lendemain de la mort de Sekou Touré à la faveur d’un coup d’Etat le 03 avril 1984, Lansana Conté est resté quasi-inébranlable à la tête de la Guinée jusqu’à ce jour de lundi 22 décembre 2008.

A la tête d’une junte militaire dénommée Comité Militaire de Redressement National (CMRN) qui prend le pouvoir le 03 avril 1984, Lansana Conté dénonce le régime précédent et libère plusieurs centaines de prisonniers politiques.

Dans un discours prononcé le 22 décembre 1985, il annonce le libéralisme économique, le rétablissement des initiatives privées, le retour du franc guinéen, la réduction des dépenses du gouvernement et encourage les investissements étrangers.

En avril 1990, Lansana Conté est promu général alors que deux ans plus tard, en 1992, le général instaure le multipartisme. En 1993, Lansana Conté organise une élection présidentielle qu’il remporte avec 51,7%, il est réélu en 1998 avec 56,1%.

En novembre 2001, le président Conté modifie la constitution pour pouvoir briguer un 3e mandat qui passe de cinq à sept ans. En 2002 alors que l’opposition boycotte les législatives, son parti, le PUP remporte la majorité à l’assemblée avec 85 députés sur 114.

A la présidentielle de 2003, Lansana Conté sera réélu avec plus de 95% des suffrages. En 2007, une grève générale paralyse tout le pays, le régime militaire réprime violemment les manifestations, plus d’une centaine de morts et un millier de blessés. Conté finira par céder et va nommer Lansana Kouyaté au poste de Premier ministre.

Souffrant d’une leucémie et d’une forme aigue de diabète, Conté est affaiblit depuis puiseurs années. En 2003 il sera même obligé de voter dans sa voiture à cause des douleurs qui l’empêchaient de marcher.

Le 22 décembre 2008, Lansana Conté meurt après une longue maladie, c’est Aboubacar Somparé, le président de l’Assemblée Nationale qui annonce la nouvelle le lendemain, le Premier ministre Ahmed Tidiane Souaré annonce un deuil national de 40 jours avant que le CNDD ne s’empare du pouvoir suspendant ainsi la constitution.

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