Guinée : A la rencontre d’Azaya, le « Messi » de la musique mandingue… 

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Né en octobre 1989 à Kankan, Mamady Kamissoko connu sous le nom d’Azaya a grandi dans la région de la haute Guinée. Surnommé par ses fans le « Messi de la musique mandingue », aujourd’hui il est l’un des artistes les plus écoutés du pays. Il doit sa célébrité et sa percée fulgurante dans le monde musical guinéen, à son sérieux mais surtout à l’amour du métier qu’il exerce. Chanter. Azaya que nous avons rencontré, nous a raconté son brillant parcours scolaire et sa carrière musicale.
Depuis son enfance, Mamady Kamissoko jouait au balafon. Issu d’une grande famille de griots, il a vécu toute son enfance à côté de ses grands-parents. Azaya a aimé la musique depuis tout petit lorsqu’il était avec son grand-père Ballakala. A l’époque, il jouait aux instruments comme le balafon. En 2001, il a accompagné de grands artistes à Kankan comme Saidou et Tiranké Sidimé. Après de brillantes études primaire et secondaire à Kankan, il s’installe à Conakry en 2005, pour poursuivre sa formation à l’Université de Sonfonia. Il concilie la musique et ses études jusqu’à l’obtention de son diplôme universitaire en droit privé. Finalement, il décide de se lancer définitivement dans la musique par passion.
J’ai échoué au Bac 2
« Ma grande mère paternel voulait tellement que j’étudie et son petit-frère m’a appris la musique. J’ai passé toute mon enfance entre l’école et la musique à Kankan où j’avais tout. On était plus d’une cinquantaine de jeunes et d’enfants. J’étais sous la tutelle du vieux Ballakala. Donc on avait des instruments à notre disposition. Rien ne nous a manqué jusqu’à la mort de nos grands-parents. A l’école, j’étais toujours parmi les 3 premiers de la classe à l’école primaire. Au collège j’étais toujours 1er de ma classe.  Au BEPC j’étais 4ème de mon établissement et au Bac I j’étais 107ème   de la République et 3ème de mon établissement.  Au Bac II, j’ai échoué quand j’ai repris, j’étais 1er de mon établissement et 59ème de la République. Après je suis venu à Conakry. J’ai opté pour le droit à l’université », se souvient-il.
Pourquoi Azaya a embrassé la musique ?
Entre Azaya et la musique, il y a une relation congénitale. Son grand-père Djely Mory Kamissoko était un grand griot à Kissidougou, tandis que sa grand-mère paternelle était une grande griotte à Kankan. Le petit-frère de cette dernière qui l’a élevé était un grand musicien. Il s’agit de Ballakala qui jouait à tous les instruments. Il est l’un des fondateurs de HORAYA Bande. Le grand-père maternel d’Azaya était un grand joueur de flûte à Nzérékoré.  Mamady Kamissoko « Azaya » confie que son grand-père lui avait une prophétie, selon laquelle, il allait réussir dans la musique quand il chante.

Du début de sa carrière
L’artiste a certes débuté avec le balafon mais aujourd’hui, il touche à plusieurs instruments : Azaya joue au piano, à la guitare base etc. Aujourd’hui, il est fier d’être un  musicien qui a accompagné tous les grands artistes guinéens et même la plupart des jeunes artistes de la musique urbaine en tant que bassiste. Banlieuzart, Instinct Killers, Takana Zion, Azaya a travaillé avec tous ceux-ci. De 2005 jusqu’en 2011, Mamady Kamissoko était le Chef d’orchestre du musicien Sékou Kandia Kouyaté. Grâce à ce dernier, en 2008, il effectue son premier voyage international. Pendant deux mois, il était en tournée aux Etats-Unis. Par la suite, il intègre le groupe de chanteurs de Abraham Sonty « Koundouwaka ».
En couple depuis 2019 avec la chanteuse Djely Kaba Bintou, Azaya a débuté à chanter en 2013, avec son groupe « Musique Sans Frontières ». Avec son équipe, ils font des interprétations des musiques de grands artistes du monde : le reggae, le slow, le zouk et un peu de musique mandingue.  En avril 2015, il sort son premier album intitulé ‘’Gnenessouma’’ qui s’est imposé en Guinée et il remporte plusieurs prix dans le pays. Son second album ‘’Difangniya’’ sort en avril 2017. Surnommé par ses fans le « Messi » de la musique mandingue, il prépare actuellement un double album afro pop et afro mandingue. Azaya livre un message surtout à la jeunesse. Selon lui le secret de la réussite se résume en trois choses : travail, courage, amour.
« La clé de la réussite, c’est le travail, le courage, l’amour de ce que tu fais. Je ne dirais pas qu’il n’y a pas quelqu’un qui aime son travail comme moi.  Mais la façon dont j’entretiens mon travail si tout le monde le fait comme ça, ils vont cartonner.  Je suis quelqu’un qui investis beaucoup plus dans ma musique que sur ma propre personne », déclare Azaya.
Ses défauts
Comme tout être humain, Mamady Kamissoko a ses qualités, mais aussi ses défauts. La journée, il est tout le temps dans « bras de Morphée ». Mais cela s’explique, car dit-il : « Ce n’est pas de ma faute, parce que je travaille trop la nuit et je passe toute la journée à dormir ». Azaya déteste le mensonge et l’orgueil. Mais c’est un passionné de la musique et du football. « Je suis un fan du FC Barcelone’’, confie-t-il.

Référenceguinee.com avec Africaguinee.com 

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