Conakry : Après la réouverture des lieux de culte, les travailleuses de nuit menacent de se faire entendre 

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Si la situation n’est pas débloquée, les travailleuses de nuit menacent de se faire entendre. Jointe au téléphone ce samedi 05 Septembre 2020 par notre rédaction, une noctambule qui a préféré le nom M.C, nous confie ce qui suit : « Je suis consciente que le coronavirus a frappé notre pays, puisqu’il y’a eu des morts. Cela est une réalité à ne pas nier. Sauf que des manifestations politiques ont repris partout dans la capitale. Les lieux de culte ont rouvert leur porte. Tout ça c’est bon. Mais les autorités font quoi de nous autres qui gagnons notre vie à travers nos corps. Nous savons aussi porter les bavettes et laver nos mains à l’eau de javel avant de recevoir nos clients. Moi personnellement, je souffre aujourd’hui et je suis menacée par mon concessionnaire qui veut me vider. Nous sommes aussi des citoyennes de ce pays. Je comprends mal que les manifestations politiques reprennent et que nous, nous soyons bloquées. Si dans la prochaine décision du chef de l’Etat, notre cas n’est pas pris en compte, on se fera entendre. Car il n’y a que ce métier que nous connaissons. On assoupli les mesures barrières pour tous, ou on les interdit à tous », a laissé entendre MC cette pratiquante du plus vieux métier au monde ce samedi.

Avec Kalenews.org

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